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Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012
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France66
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 16:10 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

 FrancoFolies: Bénabar, enfin!



Kowalsky.
Bénabar arrive, me salue et s’installe dans un fauteuil de la salle Stevie Wonder, de l’Astral, où nous nous trouvons. J’ai beau avoir conversé au téléphone avec lui dans le passé, je me dis : « Oui, il existe. De façon concrète. Pour de vrai », comme on dit familièrement au Québec. Et après 15 ans de carrière, le Français offrira – enfin – un tout premier spectacle à Montréal vendredi, lors des FrancoFolies.
Par Philippe Rezzonico
Oui, 15 années passées depuis la parution de son premier disque sans nom qui a été baptisé ultérieurement, La P’tite monnaie. Cinq autres depuis, incluant Les bénéfices du doute, paru depuis l’hiver en Europe mais arrivé sur nos terres tout juste cette semaine. Entre les deux, des millions de disques vendus en France et des spectacles à guichets fermés dans toute l’Europe francophone.
Histoire de vous situer, Infréquentable, paru en 2008, a été écoulé à plus d’un demi million d’exemplaires depuis sa parution. Reprise des négociations (2005), le plus grand succès commercial de Bénabar, est chiffré à 1, 3 million de CD, rayon ventes. Et le petit nouveau est déjà au-dessus des 150, 000 galettes en six mois. Ajoutez à cela plus de 500, 000 rondelles pour Les Risques du métier (2003), une certification or pour Bénabar (2001) et vous comprenez que la crise du disque n’a jamais touché le Français.
Les spectacles ? Bénabar vient de boucler une tournée printanière en France. Essentiellement, des Zénith, soit des salles qui vont de 5,000 à 7,000 places, selon la ville. C’est simple. Bénabar serait Québécois, il s’offrirait une tournée du genre de celle de Star Académie. Vous avez saisi. Gros comme ça, en France, le Bruno Nicolini, de son vrai nom.
Une première
Vendredi, ce sera le Métropolis pour cette première à Montréal. Depuis ses débuts, Bénabar a offert un seul et unique spectacle en sol québécois, soit une performance au Festival d’été de Québec en 2005. Sur ce plan, il n’est pas différent d’autres grandes vedettes de France de la première décennie des années 2000 (Vincent Delerm et Raphael) qui ont pratiquement été absents chez nous, eux aussi.
Pourquoi cette discrétion? En bonne partie pour une raison que la raison ne connaît pas : la peur de l’avion. D’où la première question:
- Venu en avion, en bateau ou à la nage, Bruno ?
«Par avion. J’essaie d’évoluer. De me prendre en main », dit-il, bien conscient que sa phobie et son absence de nos rives font de lui un artiste moins connu des Québécois que – M – ou Thomas Fersen que l’on range dans la catégorie des assidus. Mais Bénabar a décidé de remédier à la situation.
«Il y a eu l’avion, l’emploi du temps… Je veux déjà revenir à l’automne pour faire une vraie tournée québécoise après avoir lancé une compilation qui contiendrai un duo avec une chanteuse québécoise. (ndlr : pas désignée encore). Je n’avais pas l’envie de revenir que pour un aller-retour et jouer seulement à Montréal ou à Québec. Je veux me donner les moyens et faire en sorte qu’il puisse se passer quelque chose avec le public québécois. Et là, c’est le public qui jugera.»
Le bénéfice du doute
Ceux qui voudront renouer ou découvrir Bénabar pourront se mettre sous la main Les bénéfices du doute, disque qui affiche les qualités poétiques et d’observateur du quotidien du monsieur qui n’a pas la langue dans sa poche.
Au premier chef, le premier extrait, Politiquement correct, où Bénabar aligne toutes ses prises de position (pas raciste, contre la guerre, contre la consommation des drogues par les jeunes, opposé à la misère, etc) et répète qu’il emmerde ceux qui le trouvent trop politiquement correct. Diantre ! Bénabar et Philippe Katerine (Je vous emmerde), même combat ?
C’est une réaction (sourire). A la fois un clin d’œil et un coup de gueule. J’ai déjà eu une discussion avec quelqu’un qui me reprochait de ne pas être raciste. J’ai conclu l’échange en lui disant : «Je t’emmerde !» Je suis bien conscient que je défonce des portes ouvertes et que la plupart des gens – heureusement – sont d’accord avec moi… Que je dis des banalités aussi, mais bon, des banalités qu’il n’est pas si inutile de répéter. En fait, ce ne sont pas que des naïvetés. Les bons sentiments ne sont pas si mauvais.»
Autre exemple de ce que Bénabar fait de mieux, L’Agneau, chanson musicalement pop soleil qui ne fait pas la part belle aux troupeaux ni aux suiveurs, bref, à ceux qui vont toujours dans le sens du vent, histoire de bien paraître. On connaît ça, nous aussi. Suffit de voir les politiciens et une certaine frange du peuple réagir aux sondages…
«J’ai été frappé dernièrement que la mode s’applique de plus en plus aux idées. Ça m’a beaucoup troublé… En plus, nous, on sort d’une présidentielle. Depuis les deux derniers mandats, j’ai vu des gens d’extrême gauche aller au centre, parfois, en fonction du mec qui parlait, qui était plus ou moins charismatique, qui avait un discours plus ou moins habile.»
Il a beau avoir l’allure d’un type dans la mi-trentaine, Bénabar aura 43 ans le 16 juin prochain. Et certaines des compositions de son disque le reflètent. On pourrait penser que Alors, c’est ça ma vie ! est une suite à Quatre murs et un toit (de Reprise des négociations). Ce n’est pas le cas, même si ça aurait pu, précise-t-il. Pas plus que ses chansons sont obligatoirement autobiographiques.
«A 40 ans, on sait grosso modo qui on est, même si ça ne nous empêche pas de nous améliorer, dit le noble chanteur de variétés. C’est un constat que j’ai fait au début de la quarantaine. Mais ce n’est pas une chanson triste. On sait seulement à 40 ans que l’on ne sera pas un aventurier, un grand joueur de foot ou un poète russe.»
Sonorités amples
Les bénéfices du doute est un album qui repose sur une instrumentation de guitares sèches et de batterie minimaliste. Nous sommes loin du son des premiers disques de Bénabar. Le spectacle du Métropolis sera néanmoins une grosse production alors que le Français sera accompagné de neuf musiciens et choristes.
«On avait décidé d’emblée avec Jean-Louis Piérot (le réalisateur) en faisant le disque de pas mettre de cuivres, de ne pas mettre de cordes. Pas de peau sur les os. Mais sur scène, c’est autre chose pour moi. C’est libérateur.
«Je n’ai d’ailleurs jamais considéré la scène comme le service après vente. A la limite, ça pourrait être complètement différent. L’important, c’est que le public passe un bon moment. Là, on fait trois ou quatre nouvelles chansons, mais vous allez voir la même tournée que l’on vient de faire en France.»
On espère bien. Depuis le temps qu’on attend.

Bénabar, au Métropolis le vendredi 8 juin. Première partie : Sophie Beaudet.
Bénabar, Les bénéfices du doute (Sony), disponible en importation.

Source: RUE REZZONICO.COM


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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 16:10 (2012)    Sujet du message: Publicité

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France66
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 16:12 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

  Very Happy  "Je veux déjà revenir à l’automne pour faire une vraie tournée québécoise après avoir lancé une compilation qui contiendrai un duo avec une chanteuse québécoise. (ndlr : pas désignée encore). Je n’avais pas l’envie de revenir que pour un aller-retour et jouer seulement à Montréal ou à Québec. Je veux me donner les moyens et faire en sorte qu’il puisse se passer quelque chose avec le public québécois. Et là, c’est le public qui jugera.»" Very Happy   Bounce Very Happy

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claire59
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 17:26 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

merci France, c'est génial pour eux, qu'ils vont faire une tournée au Québec Maracas Maracas Maracas Maracas Maracas
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France66
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 17:59 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

 Quelle belle série d'articles!   Very Happy  Et voici l'entretien avec Bénabar maintenant:  
http://www.radio-canada.ca/audio-video/pop.shtml#urlMedia=http://www.radio-…



Dernière édition par France66 le Jeu 7 Juin - 18:14 (2012); édité 2 fois
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claire59
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 18:13 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

je suis entrain de l'écouter, interview  très bien Okay merci France
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France66
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 18:14 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

Et une bien jolie photo! Very Happy  

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adrienar
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MessagePosté le: Jeu 7 Juin - 19:17 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

Merci France . Very Happy
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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 09:25 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant



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lisakling


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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 09:42 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

France66 a écrit:

Merci France pour tous les articles et interviews.Du grand Benabar comme j aime. Okay
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claire59
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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 09:52 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

merci France pour cette interview Okay
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France66
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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 19:23 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

FrancoFolies 2012: Bénabar débarque au Québec avec son «beau bordel organisé»

Le Huffington Post Québec par Jean-François Cyr          Publication: 08/06/2012MONTRÉAL – Bénabar connaît un succès qui ne dément pas depuis une dizaine d’années en France. Première visite de sa carrière en sol montréalais, le chanteur populaire promet un spectacle francofou dont on se souviendra: équipé d’une armada d’instruments, de dix musiciens et de costumes, il a envie de faire la fête dans une sorte de «beau bordel organisé».
Arrivé mardi, l’artiste a pris le temps de rencontrer «la charmante» Montréal, qu’il admet apprécier sans hésitation. «J’ai eu le temps de me balader un peu. L’ambiance est superbe. Les gens sont très accueillants. En plus, on y mange vraiment bien ici. Vous êtes de bons vivants les Québécois. J’aime ça!», lance Bénabar avec un grand sourire.
Depuis quelques jours, nous l’avons entendu à maintes reprises: Bénabar a en horreur les avions, qu’il a souvent boudés au fil du temps. Raison qui explique notamment sa seule visite dans la Belle Province, au Festival d’été de Québec en 2005. «En effet, voler n’est pas ma tasse de thé», explique-t-il. «Mais bon, il y avait également des contraintes d’agenda. Il ne faut pas trop m’en vouloir, je suis pas mal occupé en Europe. Cela dit, j’ai affronté mes peurs et tout s’est bien déroulé. Le vin rouge s’est chargé de calmer les petits élans d’angoisse!», rigole le chanteur.
La fête
Section de cuivres, guitares, accordéon, batterie, basse, banjo, harmonica, piano, Bénabar veut mettre le paquet pour le spectacle des Francos: «Je veux que ce concert soit festif. Surtout que je le sens plus assumé et plus affirmé. J'ai confiance. Pour moi, les concerts sont complètement différents des albums. Sur scène, c’est le temps de s’éclater. Je vais jouer trois morceaux de mon dernier album, Les bénéfices du doute (disponible en magasin depuis le 5 juin). Pour le reste, ce sera un best of de mon répertoire. Et puis, ne le dite à personne, il y aura bien une surprise ou deux…!»
Suivant les traces de Brel (en beaucoup moins dramatique quand même) et de Brassens, Bénabar chante les rencontres, capte les échos de la rue, du bistrot, de la nuit grise et du réveil matinal. Il aime se transposer dans la vie des gens, donner une impression de réel. Le travail de l’auteur-compositeur-interprète est visiblement à son image. Des textes précis, vifs, un brin cyniques, drôles, enjoués, qui dénotent une envie de dédramatiser le quotidien par la poésie tout en jonglant quelque peu avec des clairs-obscurs plus abrasifs. Une musique qui n’a rien de méchante, mais qui porte quand même, parfois, à réfléchir.
Le délire de la tournée
Dans la foulée de la sortie de son sixième album, réalisé par Jean-Louis Piérot (Bashung, Tété, Juke-box), il a fait plus de cent spectacles aux quatre coins de la France, incluant plusieurs grandes salles. «J’ai fait le tour du pays avec deux vans de tournée», poursuit-il. «J’y dors avec toute mon équipe. C’est un peu le rêve à l’américaine, mais sur un territoire moins vaste. Mais n’ayez crainte, c’est très confortable. Vous savez, je suis une star chez moi. Je me permets le meilleur! ...Trêve de plaisanterie, je suis très reconnaissant. C’est génial de pouvoir aller rencontrer les gens partout et de sentir qu'ils aiment votre travail. Ce délire de tournée, c’est très bien.»
Vous aurez saisi, cet homme de 43 ans connaît la véritable célébrité en France. Il a remporté le Victoire du disque chanson/variété en 2004 pour le gravé Les risques du métier; il a été nommé interprète masculin de l'année en 2007 pour Reprise des négociations. Paru en 2008, son album Infréquentable, s'est écoulé à plus d’un demi-million de copies. En carrière, on compte ses ventes de billets en millions d’exemplaires. Sans parler de chiffres, Bénabar avoue d’ailleurs en entrevue que les ventes de son dernier opus sont «très satisfaisantes». À vrai dire, tout semble sourire à Bénabar, qui le rend bien. On aime le penser, du moins.
Bénabar compte revenir à l’automne pour y lancer un nouveau disque, qui sera en fait une compilation de succès. Il souhaite d’autre part collaborer avec une chanteuse québécoise afin d’enregistrer une chanson qui figurera sur cet opus distribué éventuellement au Canada: «Je compose et écris la pièce en ce moment. Si une femme ici veut bien de moi, j’en serai très heureux. J’espère que mon spectacle pourra convaincre une ou deux chanteuses de la pertinence de travailler à mes côtés», blague le sympathique chanteur qui aime déconner.
Question de créer des liens plus serrés avec les Québécois, il fait la promesse de revenir prochainement dans le cadre d’une tournée de cinq ou six dates, à l’hiver 2013.
D’ici là, Bénabar sera au Métropolis ce soir, à 21h. Sophie Beaudet assumera la première partie.
Les membres suivants remercient France66 pour ce message :
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mialick


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MessagePosté le: Ven 8 Juin - 19:36 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

France66 a écrit:
Le vin rouge s’est chargé de calmer les petits élans d’angoisse!» 




Stoned    Stoned    Stoned


Mort de Rire


France66 a écrit:


Bénabar compte revenir à l’automne pour y lancer un nouveau disque, qui sera en fait une compilation de succès. 


Bonne nouvelle   Music


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claire59
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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 08:11 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

Bénabar aux FrancoFolies de Montréal - Il chante, il danse, il pense! En même temps! Quel type épatant!

Sylvain Cormier   9 juin 2012 02h06  Musique

On allait voir ce qu’on allait voir. On a vu ce qu’on a vu. Vendredi soir, de cette sorte de vendredi dont on se souvient pour toujours comme «ce vendredi-là», un Métropolis archi-plein a reçu au plexus et dans les genoux et jusque dans la boîte à poux l’expérience Bénabar. Le formidable spectacle de variétés Bénabar. La leçon de dynamisme Bénabar. La sarabande de la bande à Bénabar. Le bar ouvert d’énergie pure Bénabar. La trempoline humaine Bénabar. Le grand coup d’intelligence dans les miches Bénabar. La centrale électrique Bénabar. La totale Bénabar, quoi. Pour la première fois.

Quoique. Précisons: Bruno Nicolini dit Bénabar s’amenait pour la première fois à Montréal, première fois à nos Francos. De toute évidence, bon nombre de spectateurs avait vécu ça avant et ailleurs. Combien étaient-ils de Français extatiques, se pinçant pour y croire, de Belges ravis au-delà du plausible? Un tiers de salle, je dirais. Je peux le dire parce qu’en lever de rideau, Sophie Beaudet -- une Sophie Beaudet pas mal du tout, enrichie aux enzymes, qui a visiblement gagné en confiance et en aisance lors de ses premières parties de Daniel Lavoie – a demandé aux gens qui venait d’où. Des Français dans la salle? Les Français ont fait du ramdam comme dans un match de foot de l’Olympique de Marseille. C’est toujours comme ça les premières fois, ça arrive moins à un Thomas Fersen ou un Arthur H: l’occasion d’avoir Bénabar de si près est si rare en Europe que les Européens présents en perdaient toute contenance.
 
Et nous alors! Bénabar avait des fans québécois, le savait-il? Des fans qui connaissent ses chansons et peuvent les fredonner sur demande, il en avait vendredi un autre gros tiers de Métropolis. Le dernier tiers, je suppose, était composé de curieux et d’amateurs de chanson française au sens large. Ce qui nous fait trois tiers, et pas loin de 2000 personnes.
 
Ça dit un peu l’ambiance. Mais ça ne dit rien de ce qui passe quand il arrive, Bénabar, quand il fait irruption! Oh l’aguerri et son équipe d’aguerris! Savent ce qu’ils font, on s’en doutait, mais à ce point? En deux secondes, le Métropolis tapait des mains. En deux chansons, ça bondissait. Après une demi-heure, c’était comme une fin de spectacle, et ça n’allait plus cesser d’être une fin de spectacle par-dessus la précédente fin de spectacle. Fiou! Diantre, fichtre, bigre. Comment vous décrire ça avec des références parlantes? Disons que c’était à la fois le côté bon enfant des Collégiens de Ray Ventura et la précision maniaque de Claude François et ses Clodettes, la bonne humeur contagieuse de Henri Salvador et… l’étonnante et unique manière Bénabar.
 
À savoir: donner à la manière résolument divertissante – on pourrait dire, à la manière des émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier à la télé française des années 1970, auxquelles il rend d’ailleurs hommage – ce qui n’est pas l’ordinaire des chansons de variétés: du contenu. Des tranches de vie universellement vécues (Où t’étais passé?), des portraits finement dessinés composant une véritable galerie (Infréquentable, L’agneau, Les râteaux), des petits riens de la vie quotidienne (Y'a une fille qui habite chez moi, La phrase qu’on a pas dite), et ça et là ce qu’il appelle en entrevue des «thèmes lourds»: par exemple, avoir des enfants et comment ça se passe vraiment (Quatre murs et un toit). Sur disque, ça fonctionne sur le mode intimiste. Vendredi, ça fonctionnait sur le mode spectaculaire. Les mêmes chansons. Faut le faire.
 
Quand je suis parti pour écrire ces lignes, le Métropolis baignait déjà dans la frénésie générale et on était seulement à mi-parcours. Ça devenait théâtral, un brin vaudeville. Les cuivres, belle équipe de déjantés, donnaient dans la gestuelle désarticulée. Pendant ce temps, les deux choristes, plus grandes que Bénabar, le serraient de près, s’en amusaient et lui aussi. «Il va falloir changer, soit de talons, soit de choristes…», a-t-il suggéré. «Ou de chanteur…» a ajouté l’une des choristes. Saynète faite pour rigoler, comprenait-on: gagné, on rigolait. Je me suis dit que c’était un joli moment à garder en tête pour le chemin du retour. Je gage un gros deux que Bénabar et sa bande n’en sont pas restés là. Gageons aussi qu’avion abhorré ou pas, Bénabar reviendra.
 
 

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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 08:20 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

Une vidéo du concert d'hier soir !


(cliquez sur le lien sous l'image ou descendez grâce à l'ascenseur jusqu'à l'image de Bruno)





Excellente ambiance dans la salle !
Un Bruno à bout de souffle, je trouve : prends des vacances et reviens-nous en forme le 22 !!! 
Les membres suivants remercient mialick pour ce message :
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MessagePosté le: Sam 9 Juin - 08:26 (2012)    Sujet du message: Montréal (QC/CAN) Métropolis Vendredi 08 Juin 2012 Répondre en citant

claire59 a écrit:
Bénabar aux FrancoFolies de Montréal - Il chante, il danse, il pense! En même temps! Quel type épatant!

Sylvain Cormier   9 juin 2012 02h06  Musique

On allait voir ce qu’on allait voir. On a vu ce qu’on a vu. Vendredi soir, de cette sorte de vendredi dont on se souvient pour toujours comme «ce vendredi-là», un Métropolis archi-plein a reçu au plexus et dans les genoux et jusque dans la boîte à poux l’expérience Bénabar. Le formidable spectacle de variétés Bénabar. La leçon de dynamisme Bénabar. La sarabande de la bande à Bénabar. Le bar ouvert d’énergie pure Bénabar. La trempoline humaine Bénabar. Le grand coup d’intelligence dans les miches Bénabar. La centrale électrique Bénabar. La totale Bénabar, quoi. Pour la première fois.

Quoique. Précisons: Bruno Nicolini dit Bénabar s’amenait pour la première fois à Montréal, première fois à nos Francos. De toute évidence, bon nombre de spectateurs avait vécu ça avant et ailleurs. Combien étaient-ils de Français extatiques, se pinçant pour y croire, de Belges ravis au-delà du plausible? Un tiers de salle, je dirais. Je peux le dire parce qu’en lever de rideau, Sophie Beaudet -- une Sophie Beaudet pas mal du tout, enrichie aux enzymes, qui a visiblement gagné en confiance et en aisance lors de ses premières parties de Daniel Lavoie – a demandé aux gens qui venait d’où. Des Français dans la salle? Les Français ont fait du ramdam comme dans un match de foot de l’Olympique de Marseille. C’est toujours comme ça les premières fois, ça arrive moins à un Thomas Fersen ou un Arthur H: l’occasion d’avoir Bénabar de si près est si rare en Europe que les Européens présents en perdaient toute contenance.
 
Et nous alors! Bénabar avait des fans québécois, le savait-il? Des fans qui connaissent ses chansons et peuvent les fredonner sur demande, il en avait vendredi un autre gros tiers de Métropolis. Le dernier tiers, je suppose, était composé de curieux et d’amateurs de chanson française au sens large. Ce qui nous fait trois tiers, et pas loin de 2000 personnes.
 
Ça dit un peu l’ambiance. Mais ça ne dit rien de ce qui passe quand il arrive, Bénabar, quand il fait irruption! Oh l’aguerri et son équipe d’aguerris! Savent ce qu’ils font, on s’en doutait, mais à ce point? En deux secondes, le Métropolis tapait des mains. En deux chansons, ça bondissait. Après une demi-heure, c’était comme une fin de spectacle, et ça n’allait plus cesser d’être une fin de spectacle par-dessus la précédente fin de spectacle. Fiou! Diantre, fichtre, bigre. Comment vous décrire ça avec des références parlantes? Disons que c’était à la fois le côté bon enfant des Collégiens de Ray Ventura et la précision maniaque de Claude François et ses Clodettes, la bonne humeur contagieuse de Henri Salvador et… l’étonnante et unique manière Bénabar.
 
À savoir: donner à la manière résolument divertissante – on pourrait dire, à la manière des émissions de variétés de Maritie et Gilbert Carpentier à la télé française des années 1970, auxquelles il rend d’ailleurs hommage – ce qui n’est pas l’ordinaire des chansons de variétés: du contenu. Des tranches de vie universellement vécues (Où t’étais passé?), des portraits finement dessinés composant une véritable galerie (Infréquentable, L’agneau, Les râteaux), des petits riens de la vie quotidienne (Y'a une fille qui habite chez moi, La phrase qu’on a pas dite), et ça et là ce qu’il appelle en entrevue des «thèmes lourds»: par exemple, avoir des enfants et comment ça se passe vraiment (Quatre murs et un toit). Sur disque, ça fonctionne sur le mode intimiste. Vendredi, ça fonctionnait sur le mode spectaculaire. Les mêmes chansons. Faut le faire.
 
Quand je suis parti pour écrire ces lignes, le Métropolis baignait déjà dans la frénésie générale et on était seulement à mi-parcours. Ça devenait théâtral, un brin vaudeville. Les cuivres, belle équipe de déjantés, donnaient dans la gestuelle désarticulée. Pendant ce temps, les deux choristes, plus grandes que Bénabar, le serraient de près, s’en amusaient et lui aussi. «Il va falloir changer, soit de talons, soit de choristes…», a-t-il suggéré. «Ou de chanteur…» a ajouté l’une des choristes. Saynète faite pour rigoler, comprenait-on: gagné, on rigolait. Je me suis dit que c’était un joli moment à garder en tête pour le chemin du retour. Je gage un gros deux que Bénabar et sa bande n’en sont pas restés là. Gageons aussi qu’avion abhorré ou pas, Bénabar reviendra.
 
 
 
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Quelle jolie critique ! 


Cela fait plaisir à lire ! 


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