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Articles de presse 2013 Bénabar .
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Bénabar Dis-lui oui Index du Forum -> Archives -> Archives : passages médias Bénabar
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adrienar
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MessagePosté le: Mer 23 Jan - 18:34 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Pour y mettre les articles de presse sur Bénabar qui vous intéressent .
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MessagePosté le: Mer 23 Jan - 18:34 (2013)    Sujet du message: Publicité

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claire59
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 15:14 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Publié le 11/02/2013 à 06h00
Par Stéphane C. Jonathan
 
 
 
Bénabar,en concert vendredi à ArcachonAprès une longue tournée des Zénith et des grandes villes, le chanteur repart sur la route, en direction des théâtres. Interview sans tabou.


 
 
 
Bénabar : « Le bon goût n'est pas une valeur cardinale. Ce qui compte, c'est l'émotion ». (photo DR)

 
 
 
http://www.sudouest.fr/gironde/merignac/Mérignac · Arcachon · théâtreEn 2012, Bénabar a passé huit mois sur la route des concerts. Une longue tournée autour des chansons de son dernier album en date, « Les Bénéfices du doute », qui a réuni près d'un demi-million de spectateurs et dont témoigne un DVD live intitulé « Bien l'bonsoir m'sieurs dames ». 
 
 

Dès cette semaine, le chanteur de « L'Agneau » et des « Râteaux » repart en tournée à travers la France, pour une série de galas intitulés « En aparté » (1). Interview avec Bruno Nicolini, 43 ans, dit Bénabar. 
 
 
« Sud Ouest ». Pourquoi cette tournée « En aparté » ? 
 
 
Bénabar. Pour le plaisir. Depuis une dizaine d'années, j'ai la chance de tourner dans les grandes salles type Zénith. Mais cela fait quelque temps qu'on néglige un peu les théâtres et les villes intermédiaires. C'est pourtant notre boulot d'aller vers les gens. Un chanteur ne doit pas toujours attendre que ce soit le public qui vienne à lui. 
 
 
Ce sera aussi l'occasion de proposer un spectacle plus fragile. J'adore faire les grandes salles, et c'était un aboutissement pour moi d'avoir pu monter un grand spectacle de variétés, au sens noble du terme. Mais je suis content de revenir à un format plus proche du tour de chant. 
 
 
Ce ne sera pas un concert acoustique, comme beaucoup de mes collègues font actuellement et comme je l'avais initialement envisagé. Nous serons six sur scène, mais avec une proximité qui nous permettra d'inclure des chansons qu'on n'a pas jouées depuis longtemps (comme « Le Zoo de Vincennes », « La Paresseuse », « Monospace ») et pas mal de nouveautés. 
 
 
Vous êtes un des rares artistes français à revendiquer le nom de « chanteur de variétés »… 
 
 
Certains considèrent la variété comme un gros mot, et la traitent avec mépris. Mais le côté commercial ou racoleur qu'ils traitent avec dédain existe dans toutes les musiques, pas seulement dans la variété. J'aime autant Joe Dassin qu'Alain Bashung. Presque malgré moi, en fait. J'aimerais avoir des goûts plus pointus… Mais bon, quand j'étais jeune, j'écoutais plus Julien Clerc que The Clash ! J'assume l'étiquette chanteur de variétés parce que je la trouve très noble. C'est le mariage entre la chanson française et le divertissement. Pourquoi la chanson devrait-elle forcément être quelque chose de pénétré ou de triste ? Les chanteurs qui se la jouent artistes maudits m'ont toujours gonflé. 
 
 
Aussi vrai qu'en cuisine on ne peut pas manger à chaque repas des plats élaborés, on ne peut pas écouter Barbara ou Tom Waits tout le temps. Moi pas, en tout cas. J'aime aussi écouter des choses considérées comme dérisoires par certains ayatollahs de la culture. 
 
 
Souffrez-vous du manque de reconnaissance des « détenteurs du bon goût » ? 


 
Franchement non. Sans être méprisant, je m'en fous de ce que pensent de moi « Télérama » ou « Libé ». Le jour où « Les Inrockuptibles » aimeront ce que je fais, il faudra que je me pose des questions (rires). Je dis ça sans provocation ; c'est de bonne guerre. 
 
 
Le bon goût n'est pas une valeur cardinale, pour moi. Ce qui compte avant tout, c'est le plaisir et l'émotion. Quitte à ce que cela doive passer parfois par le mauvais goût, justement. Moi, j'aime Serge Gainsbourg parce qu'il a fait « La Javanaise » et « L'Ami Caouette » ! Mais les bobos donneurs de leçons préfèrent feindre d'oublier que Gainsbourg a fait « L'Ami Caouette »… 


 
Quels sont vos projets proches ? 
 
 
Faire des chansons, enregistrer au plus vite un nouveau disque. La tournée « En aparté » nous emmène jusqu'à mi-mai, et je dois tourner un nouveau film juste après. 
 
 
J'ai adoré faire « Incognito » d'Éric Lavaine, avec Franck Dubosc et Jocelyn Quivrin, qui nous a quittés malheureusement. J'aime beaucoup faire du théâtre ou du cinéma. On fait partie d'une équipe, de 10 ou 50 personnes, qui donnent tout ce qu'elles ont avec un but commun : raconter une histoire. Je trouve ça passionnant. 
 
Je trouve vertigineux de voir comme une idée de départ finit par être incarnée et prendre vie. C'est une chose délirante et passionnante. 
 
 
 
Vos chansons aussi racontent des petites histoires… 
 
 
Oui, c'est vrai. D'ailleurs, dans les deux cas, on parle d'« interprète ». Mais dans la chanson, j'écris mes paroles. Alors qu'au cinéma, on se met au service de l'histoire d'un autre. Mais ça aussi, ça m'intéresse : j'avais participé à l'écriture d'« Incognito » et je travaille actuellement à l'écriture d'une pièce de théâtre avec un scénariste. Je ne me sens pas les épaules assez larges pour écrire un film tout seul. 


 
Comment travaillez-vous ? Avez-vous des habitudes de travail ? 


 
J'écris tout le temps, pas seulement au moment de faire un nouveau disque, car je veux éviter de faire des chansons juste sur un moment. Sinon, après une rupture par exemple, on se retrouverait avec un album qui ne parlerait que de la déception amoureuse. Et puis, écrire tous les jours, ça permet de désacraliser l'acte d'écrire. Voyons les choses en face : ça n'est pas très important, une chanson. 


 
Vraiment ? 
 
 
Ça peut le devenir, quand ça accompagne un moment d'une vie. Mais s'emplir de solennité avant d'écrire, c'est castrateur. M'asseoir à une table en me disant : « Bon, aujourd'hui, je vais écrire mon "Ne me quitte pas" », outre le fait que je suis certain de ne pas y arriver, ça m'empêcherait d'écrire. Ça me tétaniserait complètement. 
 
 
Vendredi 15 février au Pin Galant à Mérignac (33), samedi 16 à l'Olympia d'Arcachon. De 35 à 44 €. www.benabar.com
 
 

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MessagePosté le: Ven 15 Fév - 08:54 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Bénabar samedi soir en toute intimitéBénabar se produit demain soir à 20 h 45 au théâtre Olympia. Un concert intimiste.
Publié le 15/02/2013 à 06h00
Par Sabine Menet
Bénabar sur la scène de l'Olympia demain soir. (archives afp) 



Bénabar est un touche-à-tout, comédien, acteur, auteur, compositeur et interprète. Entre autres choses…
Ceux pour qui son nom rime avant tout avec « Y a une fille qu'habite chez moi » (extrait de son second album, « Bénabar » en 2001 et premier gros succès) ignorent souvent que Bruno Nicolini a débuté sa carrière au cinéma en tant que technicien et réalisé trois courts-métrages. Apprenti photographe devenu scénariste, il a aussi travaillé pour la télévision (dont la série « H » sur Canal+). Il fut aussi clown dans un duo avec un ami : Patchol et Barnabé.

La scène, la scène, la scène…Rien d'étonnant à ce que sa plume ait été très tôt sa marque de fabrique musicale. Ses cinq albums se sont vendus à plus de trois millions d'exemplaires. Fort de trois Victoires de la musique, il a sorti son dernier opus « Les Bénéfices du doute » en décembre 2012.
Trois ans avant, il faisait un crochet par le cinéma (« Incognito ») en tant que coscénariste puis comédien. Puis, vint le temps du théâtre, avec « Quelqu'un comme vous » (pièce de Fabrice-Roger Lacan). Question pour les inconditionnels ? Quel est le rapport entre Bénabar et Pixar ? « Cars 2 » : le film d'animation pour lequel il interprète en français la version de « Mon cœur fait vroum ». Eh oui…
« J'ai découvert le cinéma à 20 ans, la chanson à 25, et le théâtre à 40 ans », s'amuse-t-il à dire. La scène, elle, reste donc un trait d'union entre toutes ses carrières. Celle du théâtre Olympia l'accueille ce samedi, à 20 h 45 pour deux heures de récital intimiste.

Arcachon · Cars · télévision
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MessagePosté le: Ven 15 Fév - 15:23 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant



Benabar « Récital 2013 »
chanson jeudi 7 mars 2013 / 21h l 1ère série l 
35€, tarif jeunes 8€ ou sur abonnement l durée : 1h30 - salle : l’atelier - tout public
Longtemps qualifié de clown triste raconteur d’histoire drôle de la nouvelle scène française, Bénabar est unamoureux de la scène. 
Quinze ans qu’il parcourt la France.Il fait partie des chanteurs français les plus populaires.
Depuis 2001 et Y a une fille qui habite chez moi, Bénabar collectionne les succès d’album en album : Le Dîner sur Reprise des négociations (2005),
 L’effet papillon sur Infréquentable (2008) ou Politiquement correct issu de son dernier opus Les bénéfices du doute.
Toutes ces chansons font parties du répertoire de sa dernière tournée qui passe par l’Atelier à spectacle.
Pour ce dernier spectacle, Bénabar retourne à la rencontre du public avec un récital particulier et plus intimiste. 
Le chanteur propose des tonalités joyeuses aux arrangements aérés et toujours une bonne dose d’humeur et un certain engagement. 
Sa personnalité est moins discrète que l’on ne pense. Bénabar est une véritable bête de scène. Ses concerts sont énergiques, drôles et emplis d’émotion. 
Son passage à l’Atelier à spectacle sera l’occasion de découvrir Les bénéfices du doute et le personnage Bénabar !
Chanteur entier, volontiers populaire, un homme de scène !
L’Atelier à spectacle
51A rue de Torcay 28500 Vernouillet
Tél : 02 37 42 60 18 - Fax : 02 37 64 44 21

lien direct : ici
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MessagePosté le: Sam 16 Fév - 09:21 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

15/02/2013 Bénabar, chanteur populaire
L'an dernier, il a passé pas moins de huit mois sur la route. Une longue tournée autour des chansons de son album « Les Bénéfices du doute » et  qui a totalisé près d'un demi-million de spectateurs. Un DVD live intitulé « Bien l'bonsoir m'sieurs dames » en témoigne. Cette semaine, le chanteur de « L'Agneau » et des « Râteaux » repart en tournée à travers la France, pour une série de galas « En aparté ». Interview avec Bruno Nicolini, 43 ans, dit Bénabar.
 
 

 
Pourquoi cette tournée « En aparté » ?
 Pour des raisons d’argent uniquement ! (non, je plaisante). Pour jouer, sans vrai but commercial : on n’a pas de nouvel album. C’est pour le plaisir, pour nous et pour le public. Depuis une dizaine d’années, j’ai eu la chance de jouer surtout dans les grandes salles. Et à force de jouer dans les Zéniths, on néglige un peu les théâtres et les villes intermédiaires. C’est notre boulot d’aller dans les villes plus petites, pas seulement dans les grandes capitales régionales. C’est à nous d’aller vers les gens, on ne doit pas toujours attendre que ce soit le public qui vienne à nous. On me l’a souvent demandé.
C’est aussi l’occasion de faire un spectacle un peu plus de proximité, plus fragile. J’ai adoré le spectacle de la dernière tournée avec plein de monde sur scène, des choristes, des cuivres… c’était un aboutissement pour moi d’arriver à monter un grand spectacle de variétés, au sens noble du terme. Mais là, ça permet de revenir vers un format plus proche du tour de chant. On est six sur scène, ce n’est pas une petite formule comme le font certains camarades.
On va pouvoir jouer des chansons qu’on n’a pas jouées depuis longtemps (comme « Le Zoo de Vincennes », « La Paresseuse », « Monospace »), il y aura beaucoup d’inédits : on a déjà pas mal de nouvelles chansons que personne n’a entendu. Dans les grandes salles, c’est plus rentre-dedans : il faut de l’énergie et de l’efficacité à tout prix. Dans un théâtre, on peut proposer des choses plus fragiles, plus délicates, moins connues. L’idée est d’être assez simple.
Souchon en tournée acoustique, Julien Clerc en pianissimo… Vous les avez vus ?
Malheureusement non, je n’ai pas pu. Je m’en veux beaucoup parce que je suis fan des deux. L’idée d’un tour de chant complètement acoustique était à l’origine de cette nouvelle tournée. Et puis au bout du compte, je crois que j’aime tellement les orchestres, les cuivres et cette ambiance… je joue avec les mêmes musiciens depuis tellement longtemps qu’il ferait la gueule si je partais sur la route sans les amener avec moi ! Je suis obligé, sinon ils vont me taper !
 Si ce n’est pas un concert acoustique, c’est quand même un retour vers un format plus intime… Pour mieux sentir le public ?
La proximité n’est pas un question de taille. Mettez le plus nul des chanteurs dans une petite salle et il ne se passera rien. Et inversement un bon dans un stade arrivera à faire passer de l’émotion.
Vous avez participé à l’enregistrement du nouveau spectacles des Enfoirés. C’était comment ?
Il y a une ambiance très particulière dans ce spectacle-là. Pas seulement en fonction des affinités entre les chanteurs présents, mais très sincèrement, le fait que ce soit pour les Restos du cœur rapproche vraiment les gens qui y participent. Se mobiliser pour aider les gens qui n’ont pas à manger, même si certains peuvent trouver le résultat artistique discutable, ça génère une ferveur formidable entre la scène et le public. Ce n’est pas de la démagogie, je le pense vraiment : le public apporte énormément au spectacle des Enfoirés, une dimension authentiquement fraternelle.
C’était l’occasion pour vous de faire des duos, ce qui vous arrive assez rarement...
Ca m’arrive mais pas souvent. Récemment, j’ai chanté en trio avec Alain Chamfort et Gérard Darmon sur scène à Paris, et j’ai beaucoup aimé ça. Et puis, pour la compilation que je sors prochainement au Québec,  j’ai enregistré une nouvelle chanson, « Titus et Bérénice », en duo avec la chanteuse québécoise Amylie. Elle est très peu connue en France et elle a beaucoup de talent.
Vous êtes un des rares artistes français à vous revendiquer « chanteur de variétés ». Comme si c’était un gros mot…
Oui, pour certains, c’est traité avec mépris. Ce que je ne pense pas du tout. J’aime autant Joe Dassin qu’Alain Bashung. Presque malgré moi, en fait : j’aimerais bien avoir des goûts plus pointus, mais c’est vrai que quand j’étais jeune, j’écoutais plus Julien Clerc que The Clash ! J’assume parfaitement l’étiquette « chanteur de variétés » parce que je trouve ça très noble. C’est le mariage entre la chanson française et le divertissement. Beaucoup considèrent que la chanson doit être quelque chose de pénétré, de triste… Les chanteurs qui se la jouent artistes maudits m’ont toujours gonflé. Je crois beaucoup au divertissement. Ce qui ne signifie pas chanter uniquement des chansons rigolotes, mais de faire du spectacle. La variété, c’est un spectacle. Quant au côté commercial ou racoleur, cela existe dans toutes les musiques, ce n’est pas l’apanage de ce que certains appellent avec dédain la « variété ».
Oui, on ne peut pas mettre dans le même sac Sim & Topaloff et Joe Dassin…
Et pourquoi pas, en fait ? Je crois aussi aux chansons légères et rigolotes. C’est comme la cuisine. On ne peut pas manger à chaque repas des plats élaborés. Parfois, on apprécie de manger des choses toutes simples. En musique, c’est pareil : on ne peut pas écouter Barbara ou Tom Waits tout le temps. Moi pas, en tout cas. Je peux aussi écouter des choses considérées comme dérisoires par certains ayatollahs de la culture ou bobos donneurs de leçons et soi-disant « détenteurs du bon goût »… Le bon goût n’est pas une valeur cardinale, pour moi. Ce qui compte avant tout c’est l’émotion. Quitte à ce qu’elle passe parfois par le mauvais goût, justement. Parfois, on entend une chanson très propre, très comme il faut, rien à redire sauf que ça ne vous touche en rien. Moi, j’aime Gainsbourg parce qu’il a fait « La Javanaise » ET « L’Ami Caouette », quoi ! Plein de gens prétentieux préfèrent feindre d’oublier que Gainsbourg a fait « L’Ami Caouette »…
Jacques Brel aussi a pu choisir d’être très premier degré, parfois…
Exactement. Renaud aussi.
Est-ce que vous ressentez un déficit de crédibilité vis-à-vis d’une certaine intelligentsia ?
Franchement non. Sans être méprisant, je m’en fous de « Télérama », des « Inrocks » ou de « Libé ». Je préfère faire ce que je souhaite. Au final, c’est plutôt un critère de réussite pour moi, quand j’entreprends une chanson. Le jour où « les Inrockuptibles » aimeront ce que je fais, il faudra que je me pose des questions (rires). Je dis ça sans provocation : c’est de bonne guerre.
Quels sont vos projets pour la suite ?
Faire des chansons, enregistrer au plus vite un nouveau disque. La tournée nous emmène jusqu’à mi-mai. Ensuite, je dois tourner un nouveau film au mois de mai. J’ai beaucoup aimé faire « Incognito » d’Eric Lavaine, avec Franck Dubosc et Jocelyn Quivrin, qui nous a quitté malheureusement trop tôt. J’aime beaucoup faire du théâtre ou du cinéma, parce qu’on fait partie d’une équipe, de 10 ou 50 personnes, qui donnent tout ce qu’ils ont avec un but commun : raconter une histoire. Je trouve ça passionnant. Et je trouve vertigineux de voir comme une idée de départ finit par être incarnée et prendre vie, presque. C’est une chose merveilleuse. C’est délirant et passionnant.
Ce qui me plaît dans le travail d’acteur, c’est de raconter une histoire.
Vos chansons, aussi, sont presque toujours des petites histoires…
Oui, c’est vrai. D’ailleurs, on dit « interprète » dans les deux cas. Mais dans la chanson, j’écris mes paroles. Alors qu’au cinéma, on se met au service de l’histoire d’un autre. Mais ça aussi ça m’intéresse : j’avais participé à  l’écriture d’ « Incognito » et je travaille actuellement à l’écriture d’une pièce de théâtre avec un scénariste. Je ne me sens pas les épaules assez larges pour écrire un film tout seul.
Depuis la fin de l’adolescence, l’idée de raconter des histoires me travaille. Je me suis rapidement rendu compte que ça me faisait du bien d’écrire des textes qui peuvent provoquer des émotions. Je me sens mieux après une journée d’écriture qu’après une journée de sport.
Enfant, vous étiez du genre à faire des « pestacles » pour vos parents ou vos copains ?
Un peu. En tout cas j’ai voulu apprendre à jouer de la trompette quand j’étais tout petit parce que je voulais être clown. Je devais avoir des prédispositions pour ça. Je n’ai pas grandi dans un milieu artistique, mais dans un contexte culturel certainement. Ma mère était libraire, alors j’ai toujours beaucoup lu, j’allais souvent au cinéma… C‘était une famille de la classe moyenne, mais je sais la chance qui a été la mienne de grandir à côté de livres.
Comment travaillez-vous ? Avez-vous des habitudes de travail ?
J’écris tout le temps et pas seulement au moment de faire un nouveau disque, car je veux éviter de faire  des chansons juste sur un moment. Sinon, après une rupture par exemple, on se retrouverait avec un album qui ne parlerait que de la déception amoureuse. Je préfère avoir des albums un peu variés. Et puis écrire tous les jours, ça permet de désacraliser l’acte d’écrire. Voyons les choses en face : ça n’est pas très important, une chanson. Il faut que ce soit un peu léger.
 « Pas important » ?
Ca peut le devenir, quand ça accompagne un moment d’une vie. Mais s’emplir de solennité avant d’écrire, c’est castrateur. M’assoir à une table en me disant « bon, aujourd’hui, je vais écrire mon « Ne Me Quitte Pas », outre le fait que je suis certain de ne pas y arriver, ça m’empêcherait d’écrire. Ca me tétaniserait complètement. Il faut que les choses se fassent de façon simple.
La musique, c’est pareil. Je compose tout le temps. Et je ne garde pas tout, heureusement pour les auditeurs parce que parfois… c’est vraiment pourri ! (rires).
Quels sont les artistes que vous aimez en ce moment ?
J’écoute beaucoup la Grande Sophie, que je trouve époustouflante. Ses deux derniers albums sont vraiment excellents. Et on entend que, contrairement à moi et pas mal de mes collègues, c’est une vraie artiste. On le constate d’ailleurs sur scène tournée après tournée. Elle m’impressionne beaucoup. J’adorerais faire un travail avec elle.
Propos recueillis par Stéphane Jonathan

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MessagePosté le: Sam 16 Fév - 09:25 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Very Happy  Très bel article!

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claire59
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MessagePosté le: Sam 16 Fév - 09:49 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

oui un très belle article , merci 
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MessagePosté le: Sam 16 Fév - 11:25 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Excellent cet article, merci ! 
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Alison59


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MessagePosté le: Dim 24 Fév - 00:28 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

http://www.leprogres.fr/art-et-culture/2013/02/23/benabar-j-essaie-de-ne-pa…



Une belle interview mais aussi très drôle surtout à la fin !! Wink
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MessagePosté le: Jeu 21 Mar - 14:23 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

« J'ai un horrible côté populaire, détestable et méprisable »

Publié le 21/03/2013
Par ALICE MEUNIER
   
Bénabar revient sur scène avec trois dates en Picardie. Le chanteur répond à nos questions décalées sur son nouvel album « Les Bénéfices du doute ».
 


Première date pour Bénabar en Picardie à Saint-Quentin, au Splendid, jeudi prochain. (Photo AFP)

Avec son nouvel album, Les Bénéfices du doute, Bénabar, de son vrai nom Bruno Nicolini, revient sur le devant de la scène avec sa tournée En aparté. Une tournée qui se veut intimiste, où l'artiste se produit autour d'un groupe de cinq musiciens.

Êtes-vous toujours « infréquentable » (titre du précédent album) ?

Pour les journalistes bobos parisiens, de plus en plus. J'ai un horrible côté populaire, détestable et méprisable pour eux. Mais être critiqué par des cons, c'est un compliment. D'un autre côté, pour d'autres, je fais tout pour justement ne pas être infréquentable.

Vos chansons sont critiquées pour leur simplicité. Que répondez-vous à cela ?

Je fais partie des gens qui chantent pour le public et pas pour les journalistes.

Votre album, Les Bénéfices du doute, est-il l'album du doute ?

Un peu. Il a été écrit dans un contexte de crise et de campagne présidentielle. En plus, je suis plutôt quelqu'un qui doute dans le caractère. Il ne faut pas douter tout le temps, mais quand le doute n'est pas castrateur, il apporte beaucoup de choses.

La première chanson de l'album s'intitule Politiquement correct. Êtes-vous politiquement correct ?

C'est une expression qui m'amuse beaucoup. Nous sommes toujours le politiquement correct de quelqu'un. Dire du bien de Hitler dans un congrès nazi, c'est politiquement correct. Ça m'amuse beaucoup aussi d'entendre cette expression tout le temps alors que personne ne l'est réellement. C'est une idée de base un peu naïve à base de fraternité et de bons sentiments.

Vos chansons sont politiquement correctes...

Oui, d'un certain point de vue. Je ne fais pas l'apologie de la haine. C'est toujours humaniste. D'ailleurs, je n'ai jamais entendu une chanson qui n'était pas politiquement correcte.

Un autre titre dresse le catalogue des « râteaux ». Pouvez-vous nous en raconter un ?

Il y en a beaucoup. Les râteaux sont ceux qu'on prend quand on est plus jeune... et j'ai eu mon compte. Je suis solidaire avec tous ceux qui se prennent des râteaux.

Quelle est la « phrase que vous n'avez pas dite » que vous pourriez nous dire ?

C'est une chanson thérapeutique où j'essaie justement de dire les choses. Les phrases que je n'ai pas dites arrivent souvent après les interviews, quand je me dis : " J'aurai dû répondre ça " à telle ou telle question.

Votre tournée, En aparté, est plus confidentielle. Pourquoi ce choix ?

Nous avons la chance de faire des Zéniths depuis dix ans. Je souhaitais repartir sur la route et faire des villes que je n'avais pas faites depuis longtemps pour aller à la rencontre du public.

Avez-vous quelque chose à ajouter... En aparté ?

Je n'ai pas de déclaration particulière à faire. J'espère être à la hauteur. Un concert, ce n'est pas une formalité.

Propos recueillis par


ALICE MEUNIER
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MessagePosté le: Jeu 21 Mar - 15:13 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Magnifique article et encore une fois du vrai Bénabar, généreux, simple, naturel, dans son élément et toujours là pour le public et ça c'est rare d'être aussi proche, merci à lui et son équipe pour tout ce qu'ils nous apportent <3!
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MessagePosté le: Jeu 21 Mar - 15:25 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

Très bien cette interview Okay
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claire59
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MessagePosté le: Jeu 21 Mar - 20:19 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

http://www.chartsinfrance.net/Benabar/news-84964.html

on en parle ici aussi : "Etre critiqué par des cons, c'est un compliment" ROFL ROFL ROFL
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Balao
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MessagePosté le: Dim 24 Mar - 23:49 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

http://www.chartsinfrance.net/Le-Soldat-Rose/news-84847.html

Pierre Dominique Burgaud et Francis Cabrel planchent sur "Le Soldat Rose 2". Le spectacle sera joué sur scène en 2014. On ne sait pas encore si Bénabar reprendra son rôle.
Les membres suivants remercient Balao pour ce message :
adrienar (25/03/13), claire59 (25/03/13)


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Matthieu


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MessagePosté le: Mar 2 Avr - 11:52 (2013)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar . Répondre en citant

mauvais goût Bannir et un message c ´est faux !!!
http://fr.necropedia.org/necrologie/Bénabar
et
http://fr.mediamass.net/people/benabar/rumeurdeces.html
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:00 (2016)    Sujet du message: Articles de presse 2013 Bénabar .

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